Xbox

Published on December 3rd, 2010 | by Geek Asia

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Fable III sur Xbox 360

Le nouvel opus de la saga Fable développée par Lionhead Games est disponible sur Xbox 360 (et aussi sur PC) depuis le 29 octobre 2010. Avant de débuter le test, parlons un peu de l’histoire de Fable III.

Vous êtes le frère du vraiment très méchant roi Logan dont l’objectif premier est de gagner un maximum en exploitant sans pitié les citoyens de son royaume.

Forcé de fuir votre château et d’abandonner votre place de second dans l’ordre de succession, vous partez à travers les contrées du royaume lever les foules pour – tel Éric Cantona – mener la révolution qui restaurera la douce quiétude d’antan dans le royaume d’Albion.

Le jeu se compose de deux parties, en évitant au maximum de spoiler : la révolution (convaincre et lever la populace contre l’actuel souverain légitime tyran) et la gestion du royaume. Ainsi commence donc l’histoire de Fable III : véritable conte enchanteur… ou pas.

Quelques généralités

Le jeu Fable III laisse une impression mitigée, il est plutôt joli, bien écrit et laisse finalement une certaine liberté lorsqu’on sait bien la chercher.

Les chemins sont linéaires et l’histoire aussi. Mais derrière des quêtes souvent très classiques, l’ambiance et l’écriture font qu’on prend un plaisir certain à jouer à Fable et réaliser des quêtes secondaires.

Quelque soit les choix de dialogues, vous retomberez toujours sur une histoire à peu près équivalente. Malgré tout, et comme vous le verrez plus bas, il est possible de développer sa propre histoire avec un peu d’imagination et de roleplay.

Le personnage répond bien et les combats sont agréables à mener. Pour autant, les races de créatures et le nombre d’armes à découvrir sont scandaleusement peu nombreuses. La caméra se positionne souvent mal et les mouvements du personnage se limitent au strict minimum (impossibilité de sauter par exemple).

Peut-on être un véritable tyran dans Fable III ?

Je décidais de devenir un tyran encore plus assoiffé de richesse et de sang que mon propre frère, lever la population oui, mais par la peur, les assassinats et la corruption ! C’était bien sûr l’occasion pour moi de voir si Fable III tiendrait toutes ses promesses en terme de liberté et de possibilités d’être méchants (parce que bon, être un preux chevalier, on a connu plus palpitant comme scénario).

Force est de constater qu’on peut être une personne vraiment détestable dans Fable III, sans que cela n’influe véritablement sur le scénario et le dénouement des différents chapitres. Dommage. L’objectif final reste de toute manière positif. Et même si l’on devient un tyran dans Fable III, c’est parce qu’on recherche le bien de son peuple (véridique).

Voici quelques anecdotes pour illustrer mon propos :

En pleine lutte contre le Chaos (Atreyou ! C’est le Néant !), mon partenaire de combat a la stupide idée de perdre la vue dans les Cavernes du nord. Privé du sens le plus important pour manier l’épée (et déjà pas très efficace au combat d’ordinaire), il devient un boulet qui m’empêche de me mouvoir avec furtivité dans les dunes du désert et de sauver ma peau. Un dialogue émouvant s’ouvre à la fin duquel la possibilité s’offre à moi de l’abandonner (ou de le traîner avec moi). Évidemment donc, je décide de l’abandonner. Mais mon personnage, pas du tout en phase avec mon roleplay, lui jure de revenir le chercher plus tard (Argh !). Quelques minutes plus tard et quelques dunes plus loin, assailli par les forces du mal, je perds à mon tour connaissance et suis recueilli par une horde de villageois. A ma plus grande horreur, je retrouve à mes côtés le vieillard aveugle dont j’ai tenté de me débarrasser. Que vous le vouliez ou non, on n’élimine pas comme ça un PNJ dans Fable III.

Après avoir conquis le trône, je me lance dans la spéculation immobilière. Ce qui est un excellent moyen de se faire détester et de prolonger la durée de vie de quelques heures. Toujours fidèle au personnage que j’incarne, je me spécialise dans la distribution d’alcool, d’armes et de tatouage dans un premier temps, puis les logements et tous types de commerces ensuite. L’idée étant de commencer par acheter de petites échoppes, d’en augmenter les prix au maximum pour éveiller la colère de la population, puis d’encaisser les gains (et de racheter les autres commerces).Je m’approprie nationalise donc des quartiers entiers, les passants commencent à me siffler puis enfin à exprimer ouvertement leur peur de leur légitime tyran. Vous découvrirez malheureusement plus tard que les gains accumulés avec tant d’efforts et de méchanceté, serviront pour le plus grand bien de vos fidèles esclaves sujets.

Et si on ne veut pas être méchant ?

Si l’on ne veut pas être méchant, c’est que l’on veut être très gentil ! Parce que Fable III brille souvent par son manichéisme de bon ton. Bon en même temps, on parle d’un jeu vidéo et pas d’un traité de géopolitique.

Juste un exemple pour la route : lorsque je parviens enfin à défaire mon frère de son trône, deux possibilités s’offrent à moi : lui pardonner tous ses crimes et en faire mon allié (vu la crapule que c’est, il faut être sûr de son coup) ou alors… l’exécuter. La case prison (ou bannissement, torture, marque au visage et travaux d’intérêt généraux dans des mines de souffre) n’existe donc pas !

Conclusion

Au final donc, un jeu plaisant et assez mignon, mais qui ne va ni assez loin dans la dimension roleplay ni dans celle d’un jeu d’action-aventure.

À son crédit, la qualité de l’écriture des quêtes secondaires et des voix de la VO. Un jeu à recommander aux plus jeunes et aux amateurs de trucs édulcorés colorés et kawai-kro-meugnon.

Note

Et le moment que tout le monde attend… Voici devant vos yeux ébahis, la note qui a été décernée par notre rédaction :

Note : 7 sur 10

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